Altimètres

Altimètres

Un altimètre, comment ça marche ?
Il utilise le simple fait que le poids de l'atmosphère qui nous surmonte diminue au fur et à mesure que l'on s'élève. Un altimètre est donc construit autour d'un simple capteur de pression atmosphérique. Celle-ci est traitée dans l'appareil à l'aide d'un logiciel spécifique qui fait s'afficher sur un écran l'altitude qu'il a calculée. L'ennui est que la pression atmosphérique ne varie pas qu'avec l'altitude : elle dépend aussi du temps qu'il fait et de la température. Maintenu en un point d'altitude donnée, l'altimètre se comporte donc comme un baromètre et vous prévient de l'évolution du temps. C'est un avantage, mais aussi une complication, car, en usage normal, ces phénomènes se combinent et donnent lieu à des mesures erratiques si vous ne « recalez » pas régulièrement votre altimètre (en principe, toutes les 3 heures au moins). Le recalage consiste à comparer l'altitude affichée par l'altimètre avec l'altitude vraie que vous lisez sur la carte sur une courbe de niveau, ou, mieux, en un point coté. Si l'altimètre reste en accord avec la carte, c'est que la pression atmosphérique n'a pas varié depuis votre dernier calage : le temps est donc stable. S'il affiche une valeur trop haute, c'est que le temps se dégrade (une dépression s'annonce) ; dans le cas contraire c'est une zone de plus haute pression qui arrive, le temps s'améliore. Gardé dans un tiroir, l'altimètre affiche donc des altitudes très variables pour un même lieu, et c'est normal !
La température joue aussi un rôle très important. La compensation en température qu'offrent beaucoup d'altimètres permet certes de tenir compte des déformations parasites que subit le capteur de pression en fonction de la température. Mais elle ne peut rien au phénomène suivant : tous les altimètres se réfèrent à une atmosphère conventionnelle, dans laquelle il fait 15 °C au niveau de la mer, température qui décroît de 0,65 °C à chaque fois que l'on s'élève de 100 m. Or cette atmosphère théorique n'est bien sûr pas l'atmosphère réelle dans laquelle vous tentez de repérer l'altitude ! On estime l'écart à 4 m par 1000 m et par °C de différence entre la température réelle et la température conventionnelle. Mais la mesure de la température réelle demande 20 à 30 minutes de stabilisation à l'ombre, à l'abri du vent, et à distance du corps... Cette correction n'est donc pas à la portée du randonneur, même si son alti est muni d'un thermomètre.
Les choses se compliquent encore du fait que la relation pression/altitude n'est pas la même en tous les points du globe et que le logiciel d'étalonnage est donc mieux adapté à certaines zones géographiques (en principe, celles du lieu d'achat, l'Europe en ce qui nous concerne).
Pour finir, ne confondez pas la définition, qui concerne seulement les chiffres que l'écran peut afficher (par exemple : de 2 en 2 mètres), et n'a donc que peu d'intérêt, avec la précision interne, qui mesure la fiabilité de l'appareil, et qui est fondamentale. Il serait souhaitable que la précision soit meilleure que la définition, afin d'avoir un affichage significatif. Malheureusement, un écran de bonne définition ne coûte pas cher, alors qu'un capteur de pression précis est très onéreux à fabriquer. Aussi, bien des appareils d'une précision interne de seulement 2 % (40 mètres pour 2000 mètres...), offrent pourtant une définition de 2 ou 5 mètres, bien trompeuse pour qui n'y prend garde !
En résumé, tablez sur 10 m de précision avec les meilleurs appareils (qu'il faut quand même choisir si on le peut financièrement), à condition de les recaler très régulièrement.
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